Crête 2011
Participants : Daminos, Valerios, Christos, Julios, Luis
Notre rêve se réalise alors que l'avion qui nous transporte décolle de Bâle ! Nous quittons la Suisse, le boulot, l'école, le froid, pour passer deux semaines au chaud et à l'écart de notre société.


Le soleil nous accueille chaleureusement dès notre arrivée à l'aéroport d'Héraklion. Il semblerait que les crêtois soient particulièrement peu préocuppés par la crise grecque, contrairement aux grecs du continent. Chance pour nous, nous n'allons pas nous faire brûler notre voiture, ni nous faire lapider par les pavés des manifestants !
Nous commençons notre périple à proprement dit par une tentative de montée sur le massif du Psilorotis. Malheureusement pour nous le brouillard, le vent et la pluie sont de mise, à tel point que nous en venons à regretter notre "peuf" quotidienne delémontaine !
Heureusement pour nous, deux grecs parlant aussi bien l'anglais que Julien, nous indiquent une cabane qui sauvera notre nuit, qui aurait été particulièrement désagréable sous tente au vu de la météo. Un feu est même organisé, on s'croirait aux Grands-Champs !
Comme le soleil ne daigne pas réapparaître, nous entamons notre descente du massif au moyen de notre Hummer special cross. Effectivement notre Fiat Scudo 9 places ne fait pas le poids face à la voiture de rigueur en crête : la CharlesMobile (comprenez pick-up comme celle de notre ami Charles (quinte pour les intimes)) Quelques crissements de pneus et de suspensions plus tard, nous arrivons à Sfakia, où nous passons deux nuits fort sympathique dans un hôtel du coin, alors que les journées se résument à quelques allers-retours dans la gorge d'Aradéna, et quelques "Sfakian Pie" à la guingette du "tabeu". La pluie nous empêche de pratiquer notre sport de prédilection, malgré le fait que nos combis nous démangent !
  
Entre deux nuages, un rayon de soleil pointe : c'est l'appel du massif suivant, appelé Levka Ori ou Montagnes Blanches.
Ce sera le coeur de notre activité spélélologique.




Ci-en haut, notre camp de base sur le massif. Nous apprécions la présence de ce petit abri de berger. En arrière plan, le désormais fameux Fiat Scudo, qui aurait mieux fait de faire un tour chez un garagiste plutôt qu'entre les mains de Damien, le chauffard de l'équipe!

Le lendemain, le Soleil se lève avec nous pour une fois : Julien, motivé ne recule devant rien et s'offre une cinquantaine de mètres de première dans le gruyère, que dis-je, l'emmental des levka ori.
 

Nous nous approchons déjà de la rentrée pour Christian. Il troquera donc bientôt le pantalon mammut, la veste Arcteryx et le descendeur contre un costard-cravate et une plume caran d'ache.
Christian nous fait un dernier coup d'éclat à l'aéroport en pissant contre la barrière et en se brossant les dents en plein parking... Le voici d'ailleurs, motivé comme jamais, profitant de ses derniers rayons de soleil avant son retour dans le sinistre canton bernois.

Ayant perdu le fer de lance de nos explorations donc, nous nous recyclons dans la visite de grottes touristiques.
Puis, nous remontons sur le massif Psiloritis - oui, celui-là même que nous avions tenté de visité dès les premiers jours !

Un des plus beaux lapiaz fut celui sur le quel nous nous arrêtames cinq minutes avant une nouvelle rafale de pluie.

C'est fini la spéléo, nous nous recyclons à nouveau, cette fois en schleu-visiteurs de plage. Nous découvrons des grottes d'un tout autre type.

Dans ces grottes-mêmes ont logé une peuplade Hippie il y a de cela quelques années (voilà, la parenthèse culturelle est terminée, détendez-vous).
Nous avons l'honneur de nous recycler (à nouveau) dans un type de spéléo où il fait jour, c'est propre, c'est sec, j'ai nommé le canyoning de fortune (sans néoprène donc en canyon SEC). A cette occasion, Damien a eu l'honneur de tester un prototype de Baudrier Petzl, appelé "kascouy". Vous comprendrez l'allusion en prononçant ce mot à haute voix.
Les canyons sont très jolis en crête, et un ouvrage à ce sujet a été acquis par le dépensier du groupe : Damien.
 
Il ne nous manque alors plus qu'un seul massif à visiter, ce que nous faisons, même si cette promenade ne fut d'aucun intérêt spéléologique !

Damien se la coule douce une fois de plus et s'offre un vol "on the beach".

Julien et Louis sont initiés à l'art du parapente par le maître en la matière.

Visite d'un deuxième canyon.

La dernière journée se déroule à Agia Pelagia, là même où Christophe a travaillé en tant que plongueur. Nous nous sommes d'ailleurs rendus compte qu'il n'en était pas mal inspiré, vu la couleur de l'eau et la beauté des plages! (si vous l'avez reçue, la carte postale adressée au SCJ illustre cette plage d'ailleurs)

Un dernier repas, nous versons une larme... de raki dans nos verres, avant de passer notre dernière nuit sur ce petit coin de paradis qu'est la Crête.

Ci-dessus, admirez le team au grand complet. J'en profite pour remercier les organisateurs, investisseurs, initiateurs, coordinateurs et autres de ces deux semaines qui furent un pur plaisir !!
Et si quelqu'un connait l'identité de la mystérieuse PETRA, merci de nous le faire savoir, voilà deux semaines que nous la cherchons !
Nous nous réjouissons d'ores et déjà de nous retrouver l'an prochain pour une nouvelle destination.
Ci-dessous, une galerie photo issue des images prises par Damien ou du moins, par son appareil. Christian n'a pas manqué de mitrailler pendant une semaine, donc peut-être qu'un beau jour, nous aurons droit à ses photos de maître.
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